Invitée ce jeudi sur la RTS, la ministre des Sports, Khady Diène Gaye, a évoqué la position du Sénégal quant à la possibilité d’accueillir une Coupe d’Afrique des Nations dans un avenir proche. Alors que le Maroc s’apprête à organiser la CAN du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, et que le trio Kenya–Ouganda–Tanzanie a déjà été désigné pour 2027, la Confédération africaine de football (CAF) va lancer ce samedi à Nairobi l’appel d’offres pour les prochaines éditions (2029, 2031, 2033 et 2035).
Dans ce contexte, le Sénégal pourrait bien se porter candidat. « Je pense que le Sénégal devrait pouvoir organiser la CAN en 2029 ou en 2031. Mais il faut savoir qu’il faut remplir un cahier de charges pour pouvoir organiser une CAN », a déclaré Khady Diène Gaye.
La ministre a rappelé que l’organisation d’un tel événement nécessite des infrastructures aux normes de la CAF, ce qui reste aujourd’hui un défi pour le Sénégal. « Au Sénégal, nous n’avons que deux stades qui peuvent abriter une compétition internationale. C’est le stade Abdoulaye Wade et Léopold Senghor, qu’on n’a pas encore homologué. Donc il faut qu’on ait au minimum quatre autres stades pour pouvoir organiser seul ou co-organiser la CAN », a-t-elle précisé.
Pour atteindre cet objectif, le ministère des Sports a identifié plusieurs enceintes régionales stratégiques à réhabiliter : le stade Me Babacar Sèye de Saint-Louis, le stade Aline Sitoé Diatta de Ziguinchor et le stade Lamine Gueye de Kaolack. Ces chantiers, inscrits dans le programme de développement des infrastructures sportives, visent à doter le pays d’un réseau capable de soutenir l’organisation d’un tournoi de l’envergure de la CAN.
« Je pense que c’est possible d’ici 2031 car cela fait partie de notre programme », a assuré la ministre, tout en insistant sur la nécessité de planifier à long terme.
Le Sénégal, qui n’a plus accueilli la CAN depuis 1992, voit donc dans cette échéance une opportunité de renouer avec son histoire continentale, dans un contexte où l’Afrique multiplie les candidatures et modernise ses infrastructures pour répondre aux standards internationaux.
