À la veille de l’entrée en lice du Sénégal face au Botswana, le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, s’est présenté serein et déterminé en conférence de presse. Pour sa première Coupe d’Afrique des Nations en tant que sélectionneur principal, le technicien sénégalais affiche une ligne claire : respect de l’adversaire, exigence collective et confiance dans un groupe riche et compétitif.
Un groupe motivé et conscient des attentes
« L’état d’esprit est bon. On s’est bien préparés, on est déterminés, avec un groupe très motivé pour bien débuter », a d’emblée assuré Pape Thiaw. Conscient du statut du Sénégal, il ne cherche pas à se dérober : « On ne se cache pas, on fait partie des favoris. Mais la CAN est d’un niveau très élevé, toutes les équipes présentes ont du mérite. »
Pour le sélectionneur, l’entame de la compétition est capitale : « Gagner le premier match est important pour bien aborder la CAN. Ce n’est pas une pression, mais une motivation supplémentaire. »
Expérience et jeunesse, un équilibre assumé
L’un des axes forts du discours de Pape Thiaw repose sur la complémentarité au sein de son effectif. « On a des joueurs d’expérience et des jeunes. Des joueurs qui connaissent l’Afrique et d’autres qui découvrent. On va surfer sur ce mélange », explique-t-il.
Le sélectionneur insiste également sur la concurrence saine qui règne dans la Tanière : « Tout le monde veut jouer, se montrer. Mettre une équipe ne sera pas facile, mais à la fin, on gagne ensemble. »
Pour sa première CAN à la tête de l’équipe, Pape Thiaw n’hésite pas à s’appuyer sur ses cadres : « J’aime prendre l’avis des joueurs, surtout ceux qui ont déjà joué plusieurs CAN. Ils ont 4 ou 5 éditions derrière eux. C’est important de les consulter, même si je sais comment aborder un match. »
Un groupe quasiment au complet
Sur le plan médical, les nouvelles sont rassurantes. « Pour l’instant, il n’y a pas d’absents. Ousseynou Niang et Assane ont rejoint le groupe. Le groupe sera au complet », a-t-il précisé, avant d’évoquer la situation d’Habib Diarra : « Il y a eu une très bonne communication avec son club et son staff médical. Sa rééducation s’est bien passée, on espère qu’il arrive en pleine forme. »
Sans s’attarder sur les tensions évoquées avec l’entraîneur de Côme, Pape Thiaw a préféré recentrer le débat sur l’essentiel : le terrain.
Travail tactique et discrétion assumée
Interrogé sur les séances à huis clos, le sélectionneur assume pleinement ses choix : « On est dans une phase de travail tactique. On avait besoin de discrétion pour régler certaines choses. Quand ça devra être ouvert, on le fera. »
Sur le style de jeu, Pape Thiaw réfute toute idée de possession stérile : « Pour faire bouger un bloc bas, il faut varier, aller de gauche à droite, jouer dans la profondeur ou en combiné. En Afrique, beaucoup d’équipes défendent bas. À nous de mettre de la vitesse et d’être efficaces quand les brèches s’ouvriront. »
Un Botswana respecté et étudié
Face au Botswana national football team, le Sénégal s’attend à un match exigeant. « C’est une équipe solidaire, qui fait beaucoup d’efforts et qui a terminé deuxième de son groupe. On les a bien étudiés, mais on préfère garder certains détails pour nous », a glissé le sélectionneur.
Polyvalence et solutions internes
Enfin, Pape Thiaw a souligné l’importance de la polyvalence dans son effectif : « Quand on a des joueurs capables d’évoluer à plusieurs postes, on peut s’adapter. Antoine Mendy, Krépin Diatta ou Mamadou Lamine Camara connaissent la Tanière. On a des solutions pour sécuriser l’équipe. »
À quelques heures du coup d’envoi, le message est clair : sérieux, patience et ambition. Le Sénégal veut confirmer son statut, mais entend le faire avec humilité et rigueur, dès ce premier rendez-vous face au Botswana.
Aïssatou Diéne envoyée spéciale à Tanger
