Attendu comme l’un des principaux animateurs offensifs de l’équipe sénégalaise à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, Nicolas Jackson traverse un tournoi contrasté. Après quatre matchs disputés par les Lions contre le Botswana, la RD Congo, le Bénin et le Soudan, l’attaquant sénégalais cristallise un débat récurrent : un volume d’occasions importants face à une efficacité parfois jugée insuffisante, dans un contexte où chaque détail compte au plus haut niveau continental.
Un bon bilan mais…
Sur le plan des chiffres, le bilan après trois matchs interpelle. Nicolas Jackson affiche 2 buts et 1 passe décisive. Face au Botswana, il a été décisif avec un doublé, mais aussi frustrant en manquant deux grosses occasions, illustrant ce paradoxe entre rendement immédiat et marge de progression. Une prestation à l’image de son tournoi : impact réel dans la surface, mais finition encore perfectible.
Utile malgré tout
Lors du deuxième match face à la RD Congo et le Soudan, son influence s’est davantage exprimée dans le jeu. Crédité d’une passe clé face aux Congolais, malgré 10 pertes de balle, puis de deux passes clés contre le Soudan, Jackson a confirmé son rôle central dans l’animation offensive sénégalaise.
Mais moins en vue au tableau d’affichage, il n’en demeure pas moins un attaquant impliqué, capable de peser par ses appels, sa mobilité et sa capacité à créer des situations, au-delà de la seule statistique des buts.
Aïssatou Diéne, envoyée spéciale à Tanger




