1 août 2026
FIFA Football UNE

FIFA : le conseiller de Gianni Infantino démissionne

La contestation prend de l’ampleur au sein de la FIFA. Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino, a présenté sa démission pour marquer son opposition au projet de cession d’une participation dans les activités commerciales de la Coupe du monde à des investisseurs privés.

Ancien président de la Fédération américaine de football (US Soccer) et ex-banquier de Goldman Sachs, Cordeiro occupait depuis 2021 un rôle stratégique auprès du président de la FIFA. Dans une lettre adressée à Gianni Infantino, il estime ne plus pouvoir soutenir une initiative qu’il juge contraire aux intérêts du football.

« En tant que conseiller senior du président de la FIFA, ancien banquier et passionné de football depuis toujours, je ne peux pas rester les bras croisés. C’est une mauvaise affaire pour les associations membres de la FIFA, une mauvaise affaire pour le football et une mauvaise affaire pour l’avenir à long terme de ce sport », a-t-il déclaré.

Un projet qui divise

La semaine dernière, Gianni Infantino a dévoilé aux 211 fédérations membres un projet de restructuration inédit. L’idée consiste à créer une nouvelle entité commerciale regroupant les actifs les plus lucratifs de la FIFA, notamment les droits médias, le sponsoring, la billetterie et les licences de la Coupe du monde.

La FIFA envisage ensuite de céder jusqu’à 20 % de cette nouvelle société à des investisseurs privés. L’opération pourrait rapporter plusieurs milliards de dollars et, selon l’instance, permettre de renforcer les investissements en faveur du développement du football.

Des critiques sur la gouvernance

Cette proposition est loin de faire l’unanimité. Plusieurs dirigeants et confédérations s’interrogent sur les conséquences d’une telle ouverture du capital, estimant que la Coupe du monde constitue l’actif le plus précieux de la FIFA et qu’il ne devrait pas être partiellement confié à des intérêts privés.

La démission de Carlos Cordeiro constitue le premier départ majeur lié à ce dossier. Elle intervient alors que les associations membres doivent encore examiner la proposition avant toute décision définitive.

Si le projet était adopté, il marquerait l’une des plus importantes transformations économiques de l’histoire de la FIFA et modifierait durablement la gestion commerciale de la Coupe du monde.