À quelques heures du duel entre la France et le Sénégal, Didier Deschamps a multiplié les éloges envers les Lions de la Teranga. En conférence de presse ce lundi, le sélectionneur des Bleus a qualifié les Lions de la Teranga d’« adversaire de très très haut niveau », reconnaissant la place du Sénégal parmi les meilleures sélections du continent africain et du football mondial.
En quoi le premier match est-il si important ?
Vous avez donné la réponse dans la question. C’est important parce que c’est le premier match, mais c’est le cas pour toutes les sélections. Ce match n’est pas décisif puisqu’il reste encore deux autres adversaires à affronter. Dans l’idéal, commencer par une victoire dans une poule de quatre équipes est la meilleure des choses.
Avec les pauses fraîcheur, que dites-vous au cours d’une mi-temps de mi-temps ?
J’ai eu l’occasion de rencontrer les parents de Christophe Gleizes. J’espère qu’il pourra bientôt être là pour poser lui-même ses questions.
Ces pauses fraîcheur permettent de modifier certaines choses après les 22 ou 24 premières minutes de jeu. Elles sont également importantes pour l’hydratation sous une forte chaleur. Elles coupent aussi les deux périodes. Si une équipe est dans un temps fort, la coupure est nette. Nous l’avons vu lors des matches de préparation : cela ressemble presque à quatre quart-temps. Les joueurs comme les entraîneurs doivent s’adapter.
Le premier match face au Sénégal sera-t-il un vrai test ?
Le Sénégal est un adversaire de très, très haut niveau. Il fait partie des meilleures équipes africaines et mondiales. Nous savons à quoi nous attendre pour ce premier match.
Comment gérer le statut de favori ?
Si les Espagnols pensent que nous sommes favoris, c’est très gentil de leur part. La France, comme six ou sept autres nations, a l’ambition légitime de remporter ce titre. La route sera longue et difficile, mais notre potentiel est de très haut niveau.
Je dispose de nombreux joueurs de grande qualité, dont certains disputent leur première grande compétition. Je ne considère pas l’équipe de France comme supérieure aux autres. Pour moi, le grand favori reste l’Espagne.
Comment faire d’Ousmane Dembélé le même joueur qu’au PSG ?
Il a connu plusieurs blessures. En club, il joue tous les trois ou quatre jours. Sa candidature au Ballon d’Or le met davantage en lumière.
Ousmane est très concerné et très concentré. Il veut être performant et décisif, comme il l’a souvent été avec le PSG. Sa dernière saison a été marquée par quelques pépins physiques. Nous lui avons laissé du temps, comme aux autres finalistes de la Ligue des champions, pour récupérer et évacuer la fatigue accumulée.
Avec un Ousmane à son meilleur niveau, ce sera évidemment un atout supplémentaire pour l’équipe de France.
Comment éviter de passer à côté demain ?
C’est notre premier rendez-vous. Nous le savons depuis le tirage au sort. Nous sommes à J-1 et nous savons à quoi nous attendre. Eux aussi.
Ce sera un rapport de force. Chacun préparera le match avec ses qualités pour tenter de l’emporter. Certains joueurs peuvent se relâcher, d’autres peuvent se crisper. L’idéal est d’être à la fois concentré et décontracté.
Cela dépendra également de ce que fera l’adversaire. Nos idées sont claires. Nous ferons tout, comme d’habitude, pour que le bilan soit positif.

