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Ligue 1 – Violence à Ngor : quand le football sénégalais perd son âme

Le choc entre l’US Ouakam et le Jaraaf a tourné à la confusion dimanche au stade de Ngor. Entre débordements dans les tribunes, interruptions de match et gaz lacrymogènes, la soirée a viré au cauchemar pour les acteurs comme pour les journalistes. Ces incidents mettent en lumière les failles persistantes du dispositif sécuritaire dans les stades sénégalais.

Ce qui devait être une belle affiche de la 2ᵉ journée de Ligue 1 entre l’US Ouakam et le Jaraaf de Dakar s’est transformé en une soirée de chaos, dimanche 9 novembre 2025, au stade de Ngor. La victoire (1-0) des Ouakamois est passée au second plan, éclipsée par des scènes de violence qui rappellent les heures sombres du football sénégalais.

Dès le coup d’envoi, la tension était palpable. Le stade, trop exigu pour la foule venue assister à ce derby, débordait de spectateurs. Des centaines de personnes sont restées dehors, d’autres se sont installées sur les murs ou terrasses avoisinantes. Malgré la présence des forces de l’ordre, le dispositif sécuritaire s’est révélé insuffisant.
La première étincelle survient en fin de première période, après un but refusé à l’US Ouakam pour position litigieuse. Les supporters locaux lancent des projectiles sur l’arbitre assistante, provoquant une première interruption. Le match connaîtra au total trois interruptions avant de reprendre. Djiby Ndoye inscrit finalement le but de la victoire à la 90ᵉ+3 minute.

Fin du match début du chaos

À la fin du match, la situation dégénère. Les supporters ouakamois envahissent la pelouse confusion totale entre célébration ou provocation. Deux joueurs du Jaraaf auraient été blessés, tout comme des supporters et des journalistes, restés bloqués plus de deux heures dans le stade sous les gaz lacrymogènes.

Plusieurs reporters présents sur place ont vécu une soirée d’angoisse. Certains ont perdu connaissance à cause des gaz, d’autres ont dû protéger en urgence leurs équipements, menacés par les jets de projectiles et la panique générale.
Comme souvent dans les stades sénégalais, les journalistes étaient installés dans la même tribune que les supporters, une situation qui pose un sérieux problème de sécurité et d’organisation.

La guerre des communiqués

Dans un communiqué, l’ASC Jaraaf s’est dite « indignée des conditions d’organisation du match », pointant la responsabilité de l’US Ouakam et la faiblesse du dispositif de sécurité. Le club médinois souligne que, malgré les consignes données à ses supporters, « l’US Ouakam a manifestement privilégié la victoire sportive au respect des exigences réglementaires et sécuritaires ».

L’US Ouakam a, de son côté, répliqué en dénonçant « les comportements violents et intimidants » des supporters du Jaraaf, tout en appelant attendre les rapports officiels de la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP).

La LSFP a condamné ces violences et annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire. Pourtant, cette saison, elle a multiplié les efforts pour rehausser le niveau du championnat : meilleure organisation, diffusion renforcée et volonté d’améliorer la visibilité des clubs. Ces incidents viennent ternir ces avancées et soulèvent à nouveau la question de la sécurité dans les stades sénégalais.

Les supporters de l’US Ouakam qui ont envahi la pelouse.

Des gaz lacrymogènes ont été tirés au stade de Ngor pour contenir les débordements après la rencontre US Ouakam – Jaraaf (1-0).
Des journalistes en danger

Intervention des forces de l’ordre au stade de Ngor pour rétablir le calme après les débordements survenus à la fin du match US Ouakam – Jaraaf (1-0).
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