« Je félicite mes joueurs pour le travail accompli. Nous voulions remporter ces deux matchs et ils sont restés concentrés, même si cela a été difficile. Il y a eu une belle opposition. La Gambie nous a posé des problèmes dans le jeu, mais grâce à notre calme et notre détermination, nous avons réussi à marquer avant la mi-temps. Nous avons souffert par moments, notamment dans les duels où ils sont très solides. C’est le genre de match dont nous avions besoin. Aujourd’hui, il n’y a plus de petites équipes : on a vu de bonnes choses des deux côtés. »
Sur le système de jeu
« Certaines choses ont bien fonctionné, d’autres moins. C’est tout l’intérêt de ces matchs de préparation. Nous avons essayé trois systèmes différents, en terminant avec deux attaquants, avec Bamba Dieng soutenu par Habib Diallo. Au départ, nous étions en 3-4-3. Il y a des points positifs et d’autres à améliorer. »
Sur la Gambie
« Nous remercions nos voisins gambiens. C’était une très belle initiative de pouvoir jouer contre eux, surtout lors de ce deuxième match après le sacre au Maroc. Nous avons fait preuve de professionnalisme. J’ai beaucoup appris de cette rencontre. Je pense que la Gambie posera beaucoup de problèmes à ses futurs adversaires. Ils sont dans une bonne dynamique et je félicite leur fédération ainsi que leur entraîneur. »
Sur les déchets dans le jeu
« Il y a eu des déchets techniques et nous avons perdu beaucoup de duels. Or, pour prendre le dessus, il faut les gagner. Nous sommes rentrés il y a deux jours et nous avons manqué de fraîcheur physique, même si cela ne doit pas être une excuse. »
Bilan des deux matchs
« Collectivement, il y a eu du bon et du moins bon. Mais au-delà du résultat, l’essentiel est le contenu. Bamba a montré beaucoup d’envie, comme s’il n’avait jamais quitté la sélection. Les nouveaux ont également répondu présents. C’est le collectif qui a fait la différence. »
Sur la liste pour la Coupe du monde
« Vous êtes pressés, mais il reste encore deux mois. Les performances en club seront déterminantes. Être champion d’Afrique ne garantit pas une place pour la Coupe du monde. Choisir, c’est forcément éliminer : certains seront retenus, d’autres non. Et croyez-moi, après ce genre de décision, il est parfois difficile de trouver le sommeil. »
Sur le panafricanisme et les entraîneurs locaux
« Si j’avais le moindre doute, je laisserais quelqu’un d’autre diriger cette équipe. Ce n’est pas parce que je suis Sénégalais que je dois automatiquement être sélectionneur. Il faut se former et travailler, comme je le fais. Mes prédécesseurs, comme Kasperczak, ont aussi connu des difficultés face à la Gambie. Pour moi, c’est une opportunité et je dois continuer à progresser. »
Bilan global
« Le bilan est positif. Au-delà des résultats, il y a eu de belles choses. Nous devons maintenant corriger nos insuffisances à temps. Nous avons inscrit cinq buts en deux matchs, dont un sur coup de pied arrêté. Il faut continuer dans ce sens, surtout dans les tournois où chaque détail compte. »
À propos du Maroc
« En tant qu’entraîneur, je me concentre sur le terrain, car c’est là que les matchs se gagnent. Les aspects juridiques relèvent de la Fédération. Sur le plan sportif, nous sommes régulièrement parmi les premiers. En revanche, la situation des 18 supporters retenus est une note négative. Je pense à eux et à leurs familles. Après chaque match, retrouver les miens me fait du bien, donc j’imagine ce qu’ils traversent. Je ne peux que prier pour eux. »
Sur Nobel Mendy
« J’ai pris la décision de le sortir après le choc. Je l’ai vu boiter légèrement et je ne voulais pas prendre de risques. Ayant été joueur, je sais que forcer peut coûter cher. Il a montré de bonnes choses. Aujourd’hui, il va bien et j’espère qu’il pourra reprendre ce week-end. »
Sur la hiérarchie des gardiens
« Il n’y a pas de titulaire indiscutable dans mon équipe. »
Sur la défense à trois
« Ce sont des systèmes, des chiffres. Nous avons débuté en 3-4-3, avec des joueurs à vocation défensive, mais cela ne nous a pas empêchés de bien ressortir le ballon, même si nous avons rencontré quelques difficultés. Ce sont des points à corriger rapidement. »
Sur un éventuel match contre la France
« Il est difficile de prévoir un scénario. Nous allons travailler de notre côté et bien étudier l’adversaire. Ensuite, tout dépendra du contexte du match. Mais je préfère me concentrer sur notre jeu et valoriser ce que nous faisons, même s’il est important d’analyser l’adversaire. »
