Ce lundi au stade Léopold Sédar Senghor, Mady Touré a officiellement lancé sa candidature à la présidence de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), à moins d’un mois du scrutin prévu le 2 août 2025. Devant un public nombreux, composé d’acteurs du football, de dirigeants de clubs, d’anciens internationaux et de soutiens politiques, le fondateur de Génération Foot a affiché sa volonté de rupture dans la continuité, en plaçant la transparence, l’équité et la valorisation des talents locaux au cœur de son projet.
« Je déclare ma candidature à la présidence de la Fédération Sénégalaise de Football pour les élections du 2 août 2025. Je m’engage à renforcer nos textes pour le développement de notre football. Je suis prêt à amener le football sénégalais à un niveau inégalé tout en gardant le cap actuel », a-t-il déclaré devant les journalistes et invités.
Tourner la page Génération Foot pour une gouvernance neutre
L’un des engagements forts du candidat a été sa promesse de quitter la tête de Génération Foot en cas d’élection, afin de dissiper tout soupçon de conflit d’intérêt.
« Si je suis élu président de la FSF, je vais démissionner de mon poste de président de Génération Foot. La FSF n’est pas une mince affaire. Quand je serai élu, ma seule préoccupation sera la gestion du football sénégalais. Je serai essentiellement au service de la FSF », a-t-il martelé.
Un programme de rupture
Mady Touré a décliné quelques grands axes de son programme, articulé autour des principes de bonne gouvernance, de transparence totale et de revalorisation de la base. Il propose notamment une limitation des mandats à trois de quatre ans, pour favoriser un renouvellement régulier des instances fédérales.
« Il faut mettre fin à la procréation sauvage des clubs et à la guerre de recrutement. On ne laissera plus les clubs prendre le joueur de l’autre. »
Autre mesure forte : sous sa présidence, le premier vice-président de la FSF viendra du football amateur, une manière d’associer pleinement ce secteur qu’il considère comme le socle du football national.
« Le football amateur représente 95 % du football sénégalais. Il mérite une place centrale dans la gouvernance. »
« Valoriser les talents locaux » : Une priorité
Fondateur de l’une des académies les plus réputées du continent, Mady Touré souhaite désormais mettre son expérience au service du football sénégalais dans son ensemble. Il veut rompre avec toute gestion centralisée au profit d’une approche inclusive et équitable :
« Valoriser nos talents locaux, promouvoir leur épanouissement et leur avenir », a-t-il insisté, en réaffirmant que l’égalité de traitement entre football amateur et professionnel sera une ligne rouge de son mandat.
Des soutiens marquants au rendez-vous
La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs figures du football national et local, dont Babacar Ndiaye, président de Teungueth FC et candidat à la présidence de la Ligue Pro, Diamil Faye, président de Jappo Olympique, ainsi que l’ancien international Cheikh Mbengue. Le président de Wallydann, Agaf Diagne, était également présent.
Autre présence notable : Mame Adama Ndour, figure proche de l’actuel président sortant, qui n’a toutefois pas officialisé avoir rejoint la coalition Mady Touré.
Avec cette investiture officielle et un programme axé sur la réforme, la proximité et la transparence, Mady Touré s’impose comme un candidat majeur à la succession d’Augustin Senghor à la tête de la FSF. Les prochaines semaines s’annoncent décisives dans une course où les enjeux dépassent les clivages traditionnels pour toucher à l’avenir même du football sénégalais.
